Tu passes ton temps à la traîne, à revers, à vérifier la route
A t'entendre tout se vaut se ressemble alors pourquoi tous ces doutes
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Trop de blancs, trop de silences, trop d'absences, trop d'abstinence
Ont fait de toi ce que des années déjà avaient fait de moi
On se surprend alors on se guette, on se regarde, bien appuyer la tête
A se faire mal on en oublierai presque qu'on est fait l'un pour l'autre
Après des heures et des heures de ruptures et de rencontres
Après des jours sans fin et des nuits toujours bien trop courtes
Ici le même c'est le temps, courir à contre courant
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Alors tu vois ce que tu peux me dire, j'y pense à peine ça pourrait me faire rire
A moins qu'au fond tes mots ne soient ma dérive
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A travers cette lance que je tends c'est ton coeur que je vise
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Faire semblant, encore une heure, et c'est le son qui tiraille et qui sonde
Mais pourquoi toi que je vois toujours à cette place